{"id":763,"date":"2023-02-17T11:12:13","date_gmt":"2023-02-17T10:12:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.archives-desnos.fr\/?p=763"},"modified":"2023-12-15T14:10:11","modified_gmt":"2023-12-15T13:10:11","slug":"marie-claire-dumas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.archives-desnos.fr\/?p=763","title":{"rendered":"Marie-Claire Dumas"},"content":{"rendered":"\n\n\t<h2><strong>\u00c0 propos d&rsquo;une signature contest\u00e9e<\/strong><\/h2>\n<h4><strong>Correspondance Jean Carrive et famille, Andr\u00e9 Breton, Desnos en 1925<\/strong><\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\nMon propos est d&rsquo;analyser les r\u00e9percussions que peut avoir la signature d&rsquo;un document de port\u00e9e publique dans une correspondance priv\u00e9e &#8211; en l&rsquo;occurrence ici de la signature de Jean Carrive au bas du tract <em>La R\u00e9volution d&rsquo;abord et toujours !<\/em> , qui a \u00e9t\u00e9 publiquement diffus\u00e9 en ao\u00fbt 1925 aupr\u00e8s des d\u00e9put\u00e9s, des s\u00e9nateurs et des journaux, avec la liste exhaustive des signataires. Cette \u00e9tude porte sur un corpus restreint de 6 lettres et 1 carte postale, dans une p\u00e9riode \u00e9galement limit\u00e9e\u00a0: d&rsquo;avril \u00e0 septembre 1925<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\">[1]<\/a>.<br \/>\nAvant d&rsquo;en suivre le d\u00e9roul\u00e9 temporel, je rappelle que <em>L&rsquo;\u00c9toile de mer<\/em> a publi\u00e9 en 2020 des \u00e9changes de lettres datant de 1923 entre Jean Carrive, Robert Desnos, Andr\u00e9 Breton et quelques autres. On peut y puiser quelques pr\u00e9cisions utiles \u00e0 notre recherche.\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong><em>En 1923, Jean Carrive, un lyc\u00e9en insoumis \u00e0 Bordeaux<br \/>\n<\/em><\/strong><\/h3>\n<p>Jean Carrive, 18 ans, est \u00e9l\u00e8ve au lyc\u00e9e Montaigne de Bordeaux o\u00f9 il pr\u00e9pare un baccalaur\u00e9at classique (latin-grec). En r\u00e9action contre cet enseignement traditionnel, il s&rsquo;affiche en fougueux d\u00e9fenseur de la modernit\u00e9 que la revue <em>Litt\u00e9rature<\/em> repr\u00e9sente seule \u00e0 ses yeux, avec Lautr\u00e9amont comme incarnation majeure de la po\u00e9sie. Il fait \u00e0 plusieurs reprises scandale au lyc\u00e9e. Desnos devient le conseiller litt\u00e9raire auquel le jeune homme confie ses premiers essais po\u00e9tiques et qui l&rsquo;initie au surr\u00e9alisme. Dans leurs \u00e9changes, ils font assaut de verve pol\u00e9mique aussi bien dans le domaine litt\u00e9raire que politique et social. Ce qui nous vaut de fracassants \u00e9loges de la guillotine\u00a0! Il \u00e9chafaude un voyage \u00e0 Paris \u00e0 l&rsquo;insu de ses parents pour rencontrer Desnos et les membres du groupe.<\/p>\nAjoutons qu&rsquo;en 1924 Jean Carrive pourvu du bac, est toujours provincial.<br \/>\nIl a \u00e9t\u00e9 admis dans le groupe surr\u00e9aliste, comme en atteste Andr\u00e9 Breton dans son <em>Manifeste du<\/em> <em>surr\u00e9alisme <\/em>de 1924. Adh\u00e9rant aux ambitions de <em>La R\u00e9volution surr\u00e9aliste<\/em>, qui d\u00e8s son premier num\u00e9ro proclame\u00a0: \u00ab\u00a0Il faut aboutir \u00e0 une nouvelle d\u00e9claration des droits de l&rsquo;homme\u00a0\u00bb, Carrive signe \u00e0 distance les d\u00e9clarations collectives du groupe.\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong><em>En 1925, Jean Carrive, un surr\u00e9aliste de 20 ans \u00e0 Bordeaux <\/em><\/strong><\/h3>\n<p>Les trois lettres que Jean Carrive adresse \u00e0 Robert Desnos, d&rsquo;avril \u00e0 juillet 1925, nous r\u00e9v\u00e8lent son \u00e9tat d&rsquo;esprit du moment. Toujours l\u00e9galement mineur, d\u00e9pendant donc de l&rsquo;autorit\u00e9 paternelle, supportant mal les contraintes parentales de la \u00ab\u00a0sainte famille\u00a0\u00bb, il cherche \u00e0 nouveau \u00e0 fuir Bordeaux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4><em>Lettre du mercredi 22 avril [1925] Bordeaux<\/em><\/h4>\nCette lettre oscille entre l&rsquo;\u00e9lan lyrique, la verve pol\u00e9mique et la m\u00e9lancolie.<br \/>\nElle s&rsquo;ouvre sur un \u00e9loge enthousiaste de Robert Desnos. Jean Carrive vient de recevoir <em>Deuil pour<\/em> <em>deuil<\/em>. \u00ab\u00a0Mon vieux Desnos, je vous remercie de toutes mes forces pour votre charmante attention. \u00c9videmment vous \u00eates le mieux dou\u00e9 des surr\u00e9alistes, car moi je ne peux s\u00e9parer le surr\u00e9alisme de la violence et jusqu&rsquo;\u00e0 un certain point de ce qu&rsquo;Ils appellent &lsquo;l&rsquo;\u00e9pouvante malsaine&rsquo;. La r\u00e9incarnation de Lautr\u00e9amont c&rsquo;est vous&#8230;\u00a0\u00bb. Et vient un retour \u00e9mu sur leurs premiers \u00e9changes : \u00ab\u00a0Aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est comme il y a deux ans (f\u00e9vrier-ao\u00fbt 1923)\u00a0: la plus belle p\u00e9riode, je crois, qu&rsquo;il m&rsquo;ait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 de vivre.\u00a0\u00bb\n<p>Puis viennent les questions pressantes sur les al\u00e9as parisiens du groupe\u00a0: \u00ab\u00a0Que faut-il croire de tous ces bruits terriblement alarmants de dissentiments parmi les surr\u00e9alistes\u00a0? \u00bb &#8211; bruits sans doute colport\u00e9s par ceux qui vont \u00e0 Paris, au Bureau des recherches surr\u00e9alistes, comme cet ex-camarade de Jean Carrive dont il fait un portrait-charge, o\u00f9 se disent sa col\u00e8re et son envie\u00a0: \u00ab\u00a0un salaud, un \u00eatre dont on doit se d\u00e9fier et se m\u00e9fier \u00bb.<\/p>\n<p>Et se fait entendre la morosit\u00e9 du \u00ab\u00a0ici\u00a0\u00bb\u00a0: \u00ab\u00a0une grande envie de ne rien faire et de mourir le soir avec le jour. Aucune envie d&rsquo;amour\u00a0; une grande solitude\u00a0&#8230;\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pour finir sur un ton v\u00e9h\u00e9ment et vindicatif dont il est coutumier\u00a0: \u00ab\u00a0Tous les hommes sont des saligauds\u00a0\u00bb, \u00ab Et que cr\u00e8vent toutes les pourritures Humaines\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cette lettre allie de fa\u00e7on exemplaire le d\u00e9sir d&rsquo;un ailleurs (Paris) et la d\u00e9convenue d&rsquo;un ici d\u00e9primant. Lettre qui reste sans r\u00e9ponse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4><em>Lettre du 16 juin 1925, Bordeaux<\/em><\/h4>\nPlus de 6 semaines se sont \u00e9coul\u00e9es depuis sa lettre pr\u00e9c\u00e9dente. D\u00e9sormais, Jean Carrive \u00e9chafaude un plan d&rsquo;action pour quitter Bordeaux, ce qui suppose une aide de Desnos. Il s&rsquo;en explique\u00a0: \u00ab\u00a0Lettre d&rsquo;affaires\u00a0\u00bb, dit-il, qui refl\u00e8te les n\u00e9gociations difficiles avec les parents et \u00ab\u00a0jusqu&rsquo;\u00e0 nouvel ordre\u00a0\u00bb la volont\u00e9 de quitter Bordeaux. Il s&rsquo;informe aupr\u00e8s de Desnos des moyens de survivre \u00e0 Paris.<br \/>\n\u00ab\u00a0Voici les faits\u00a0: je l\u00e2che le droit [&#8230;] jusqu&rsquo;\u00e0 nouvel avis, je plaque tout [&#8230;] car je veux D\u00c9FINITIVEMENT rester \u00e0 Paris.\u00a0\u00bb\nExpos\u00e9 des motifs\u00a0: \u00ab\u00a0ma bien aim\u00e9e famille me menace d&rsquo;un engagement forc\u00e9 dans l&rsquo;arm\u00e9e.\u00a0\u00bb \/ \u00ab\u00a0Je ne veux plus faire d&rsquo;\u00e9tudes\u00a0; autant de prisons avec m\u00eame pas une fen\u00eatre donnant sur la rue.\u00a0\u00bb \/ \u00ab\u00a0Je ne crois pas encore que je g\u00e2che l\u00e0 ma vie, comme ils disent, malgr\u00e9 les pr\u00e9dictions paternelles [&#8230;] G\u00e2cher et l\u00e2cher sont trop parents\u00a0!\u00a0\u00bb<br \/>\nIl signale son peu de r\u00e9sistance physique \u00e0 une vague de chaleur accablante :\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Il fait br\u00fblant\u00a0; le Maroc fait chaud jusqu&rsquo;ici, jusque sur Tourny\u00a0; mon pauvre corps de m\u00e9ridional est comme une passoire.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\nPour finir par cet appel \u00e9plor\u00e9 \u00e0 Desnos\u00a0: \u00ab\u00a0Et puis \u00e9crivez-moi, je vous prie, un peu. \/ Pourquoi apr\u00e8s tout, ne r\u00e9pondriez-vous pas \u00e0 cette lettre\u00a0?\u00a0\u00bb<br \/>\nDans cette lettre, Jean Carrive aspire au \u00ab\u00a0l\u00e2cher tout\u00a0\u00bb surr\u00e9aliste qui r\u00e9sonne pour sa famille comme un \u00ab\u00a0g\u00e2cher tout\u00a0\u00bb. Les d\u00e9bats familiaux sont intenses, les parents multipliant les arguments pour que le jeune homme renonce \u00e0 un d\u00e9part \u00e0 Paris, o\u00f9 retrouver le groupe surr\u00e9aliste. Il r\u00e9siste mais se sent seul dans cette lutte que ne vient soutenir aucun signe de Desnos. Sa \u00ab\u00a0tentative d&rsquo;\u00e9claircissement de la situation\u00a0\u00bb laisse entendre les difficult\u00e9s de la d\u00e9cision \u00e0 prendre.\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4><em>Lettre du 8 juillet 1925, Bordeaux<\/em><\/h4>\nD\u00e8s le d\u00e9but de sa lettre, Jean Carrive accuse r\u00e9ception d&rsquo;un court message de Desnos. \u00ab\u00a0Pardonnez-moi, dit-il, de ne r\u00e9pondre que si tard \u00e0 votre petit mot de l&rsquo;autre jour &#8211; et qui m&rsquo;a fait tant plaisir\u00a0\u00bb, remarque r\u00e9it\u00e9r\u00e9e en fin de lettre\u00a0: \u00ab\u00a0Je n&rsquo;ai voulu que vous \u00e9crire pour vous dire combien m&rsquo;avait \u00e9mu votre br\u00e8ve carte postale de l&rsquo;autre jour.\u00a0\u00bb Cette carte postale nous est inconnue\u00a0: sans doute r\u00e9pondait-elle \u00e0 la demande exprim\u00e9e dans la lettre pr\u00e9c\u00e9dente.<br \/>\nVient \u00e0 nouveau son probl\u00e8me de sant\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Je suis actuellement mal foutu (au fait qu&rsquo;avez-vous eu\u00a0? Et \u00eates-vous compl\u00e9tement r\u00e9tabli\u00a0?), repris <em>in fine\u00a0<\/em>: \u00ab\u00a0Excusez-moi mais je suis tellement VASEUX\u00a0\u00bb.<br \/>\nCet \u00e9tat de grande fatigue ne trouverait-il pas son principal motif dans la lutte incertaine que le jeune homme m\u00e8ne contre sa famille qui le presse de se consacrer \u00e0 ses \u00e9tudes : \u00ab\u00a0[&#8230;] c\u00e9dant \u00e0\u00a0 je ne sais quelle mollesse b\u00eate, dit-il, de fa\u00e7on \u00e0 avoir mes coud\u00e9es plus franches, j&rsquo;ai accept\u00e9 de me pr\u00e9senter sur les \u00ab\u00a0paterniques\u00a0\u00bb instances au 1er examen de droit. [&#8230;] la fatigue aidant, je suis oblig\u00e9 de remettre \u00e0 <em>sine die<\/em> (comme ils disent) mon voyage \u00e0 Paris &#8211; ou tout au moins \u00e0 la fin de juillet\u00a0\u00bb.<br \/>\nS&rsquo;ensuit le constat m\u00e9lancolique\u00a0de sa prostration et de son \u00ab\u00a0ennui\u00a0\u00bb : \u00ab\u00a0En attendant malgr\u00e9 mes occupations, je ne fais rien, je reste assis des heures enti\u00e8res, immobile comme un Boudha \u00e0 la terrasse d&rsquo;un caf\u00e9 [&#8230;].\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00c0 quoi font en quelque sorte contrepoids les r\u00eaveries de libert\u00e9 que lui inspire la lecture de <em>Deuil pour<\/em> <em>deuil<\/em>, \u00ab\u00a0car\u00a0n&rsquo;est-ce-pas parfois, \u00e9crit-il, il y a plus de r\u00e9alit\u00e9 dans l&rsquo;absence que dans la pr\u00e9sence\u00a0?\u00a0\u00bb et il ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0C&rsquo;est vous dire la domination que vous exercez sur nous. La domination qui n&rsquo;est ici que la Libert\u00e9, la forme la plus absolue de la Libert\u00e9.\u00a0\u00bb\nAjout\u00e9e, en haut de la premi\u00e8re page, \u00e0 droite, une demande, paraph\u00e9e JC\u00a0:<br \/>\n\u00ab\u00a0Ne pourriez-vous pas me faire parvenir &lsquo;le petit factum imprim\u00e9 sur rouge vif et con\u00e7u en termes plus vifs encore&rsquo; comme dit le doux vieillard du Temps\u00a0?\u00a0\u00bb -Paul Souday, journaliste au journal <em>Le Temps<\/em>. Allusion \u00e0 la \u00ab\u00a0Lettre ouverte \u00e0 M. Paul Claudel, ambassadeur de France au Japon\u00a0\u00bb, sign\u00e9e le 1er juillet par les surr\u00e9alistes (dont Jean Carrive) et gliss\u00e9e sous les assiettes des invit\u00e9s au banquet Saint-Pol-Roux, le 2 juillet.<br \/>\nDans ce tract, imprim\u00e9 sur papier couleur sang de b\u0153uf, les surr\u00e9alistes\u00a0 r\u00e9pondent \u00e0 l&rsquo;attaque injurieuse de Claudel, qui dans une interview avait affirm\u00e9 que dada\u00efsme et surr\u00e9alisme n&rsquo;avaient qu&rsquo;\u00ab\u00a0un seul sens\u00a0: p\u00e9d\u00e9rastique\u00a0\u00bb et qui se glorifiait\u00a0 d&rsquo;avoir contribu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;effort de guerre\u00a0en achetant \u00ab du bl\u00e9,\u00a0de la viande en conserve, du lard pour les arm\u00e9es\u00a0\u00bb <a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\">[2]<\/a>.<br \/>\nAjout\u00e9e, au travers de la m\u00eame page, \u00e0 gauche, une question litt\u00e9raire, paraph\u00e9e JC\u00a0: \u00ab\u00a0Avez-vous vu Onirocritique dans &lsquo;\u00a0Il y a&rsquo;\u00a0 de Guillaume A\u00a0?\u00a0\u00bb<br \/>\nEnfin, entre les 2 ajouts pr\u00e9c\u00e9dents, ostensiblement plac\u00e9e au dessus de l&rsquo;adresse au destinataire, au travers de la page, d&rsquo;une encre diff\u00e9rente, en dernier apr\u00e8s-coup semble-t-il, figure l&rsquo;information suivante, \u00e9galement paraph\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0Ah\u00a0! mon cher ami si vous saviez ce que le dernier manifeste a emmerd\u00e9 les gens, les vieux bonzes du lyc\u00e9e\u00a0: ex professeurs et ex cons &#8211; et jusqu&rsquo;en un certain point ma bien aim\u00e9e famille.\u00a0\u00bb Carrive signale ici l&rsquo;<em>Appel aux travailleurs intellectuels\/Oui ou non<\/em> <em>condamnez-vous la guerre\u00a0?<\/em> lanc\u00e9 par Henri Barbusse, publi\u00e9 dans <em>L&rsquo;Humanit\u00e9<\/em> le 2 juillet 1925. Il est sign\u00e9 par le groupe surr\u00e9aliste &#8211;\u00a0 mais le nom de Carrive n&rsquo;y figure pas<a href=\"#_edn3\" name=\"_ednref3\">[3]<\/a>. Cette d\u00e9claration anti-militariste, qui d\u00e9nonce la guerre coloniale de l&rsquo;Espagne au Maroc en lutte pour son ind\u00e9pendance, ne peut qu&rsquo;avoir l&rsquo;assentiment de Carrive.\nCes addenda, en t\u00eate de la lettre, tous paraph\u00e9s, signalent la volont\u00e9 du jeune homme de continuer \u00e0 s&rsquo;inscrire du c\u00f4t\u00e9 des surr\u00e9alistes.<br \/>\nJean Carrive constate ainsi l&rsquo;impasse o\u00f9 il se trouve\u00a0: situation d\u00e9primante o\u00f9 il est pris (et prisonnier\u00a0?) entre la domination parentale qui impose son principe de r\u00e9alit\u00e9 et la domination de l&rsquo;id\u00e9al surr\u00e9aliste qui exalte la libert\u00e9 du d\u00e9sir.\n<p>Dans l&rsquo;imm\u00e9diat, le jeune homme c\u00e8de \u00e0 la pression parentale. Mais il s&rsquo;en d\u00e9tache en revenant \u00e0 ses convictions surr\u00e9alistes : \u00e0 la fois par sa d\u00e9finition de la r\u00e9alit\u00e9 &#8211; plus forte <em>in absentia<\/em> qu&rsquo;<em>in<\/em> <em>praesentia<\/em> &#8211;\u00a0 et par les deux notes ajout\u00e9es en t\u00eate de sa lettre, o\u00f9 sa verve pol\u00e9mique reste intacte. En somme un accord fragile semble s&rsquo;\u00eatre \u00e9tabli au sein de la famille, \u00e0 la suite de n\u00e9gociations \u00e9prouvantes, avant reprise possible des hostilit\u00e9s de la part de Carrive<a href=\"#_edn4\" name=\"_ednref4\">[4]<\/a>.<\/p>\nIci s&rsquo;ach\u00e8ve la correspondance de Jean Carrive avec Desnos. Elle r\u00e9v\u00e8le l&rsquo;attachement profond qui lie le jeune homme au po\u00e8te. Le quasi silence de ce dernier traduit peut-\u00eatre une certaine prudence \u00e0 engager le jeune provincial dans l&rsquo;agitation parisienne du moment. Sans doute aussi, Desnos \u00e9tant fortement investi dans ces manifestations (et malade de surcro\u00eet) n&rsquo;a-t-il pas le temps de lui r\u00e9pondre de fa\u00e7on d\u00e9velopp\u00e9e.<br \/>\nAucune correspondance ne semble avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9chang\u00e9e entre Bordeaux et Paris pendant les mois de juillet et ao\u00fbt. C&rsquo;est en septembre que des \u00e9changes reprennent &#8211; avec de nouveaux protagonistes\u00a0: la famille de Jean Carrive et Andr\u00e9 Breton &#8211; suscit\u00e9s par la diffusion publique du tract\u00a0: <em>La<\/em> <em>R\u00e9volution d&rsquo;abord et toujours\u00a0!<\/em> En effet en ao\u00fbt cette d\u00e9claration a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9e \u00e0 tous les d\u00e9put\u00e9s et s\u00e9nateurs, \u00e0 tous les journaux ainsi qu&rsquo;aux abonn\u00e9s de <em>La R\u00e9volution surr\u00e9aliste<\/em> et de <em>Clart\u00e9<\/em>. Le nom de Jean Carrive figure sur la liste des signataires. Cette signature d\u00e9clenche de vives r\u00e9actions dans la famille du jeune homme et vient compromettre les d\u00e9marches entreprises par son p\u00e8re pour lui faciliter son d\u00e9part \u00e9ventuel pour Paris<a href=\"#_edn5\" name=\"_ednref5\">[5]<\/a>.\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong><em>Reprise de correspondance en septembre 1925<\/em><\/strong><\/h3>\n<h4><em>Carte postale d&rsquo;Andr\u00e9 Breton \u00e0 Jean Carrive<\/em><\/h4>\nEnvoy\u00e9e de Nice, H\u00f4tel Beau Rivage, quai des \u00c9tats Unis, \u00e0 Bordeaux, avec mention \u00ab\u00a0faire suivre\u00a0\u00bb et r\u00e9exp\u00e9di\u00e9e \u00e0 Sauveterre de B\u00e9arn, Basses Pyr\u00e9n\u00e9es \u00a0(date d&rsquo;envoi difficile \u00e0 d\u00e9terminer, 1.9.25\u00a0? \u00e9tant donn\u00e9 le nombre des cachets postaux qui se superposent).<br \/>\nBreton y pr\u00e9cise\u00a0: \u00ab\u00a0J&rsquo;ai encore sign\u00e9 pour vous une d\u00e9claration que vous trouverez bien scandaleuse; \u00e9tait-ce encore permis\u00a0? Mais il faut de toute fa\u00e7on que vous soyez avec nous.<br \/>\nTout va bien malgr\u00e9 tout depuis quelque temps. Faites-moi encore un peu confiance.\u00a0\u00bb<br \/>\nCette carte postale n&rsquo;est parvenue \u00e0 Jean Carrive qu&rsquo;apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 lue et r\u00e9exp\u00e9di\u00e9e par son p\u00e8re, comme en t\u00e9moigne la lettre de ce dernier \u00e0 Breton (voir ci-apr\u00e8s).\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4><em>Lettre de F\u00e9lix Carrive \u00e0 Adolphe Carrive, Paris, le 10 septembre 1925<\/em><\/h4>\nPapier \u00e0 en-t\u00eate du Minist\u00e8re de la Justice, Cabinet du Garde des Sceaux, 13 place Vend\u00f4me.<br \/>\nCette lettre de l&rsquo;oncle du jeune homme r\u00e9pond \u00e0 une d\u00e9marche de son p\u00e8re, qui a cherch\u00e9 \u00e0 faciliter le d\u00e9part de son fils \u00e0 Paris, en sollicitant pour lui un poste dans l&rsquo;administration. La divulgation du tract <em>La R\u00e9volution d&rsquo;abord et toujours !<\/em> coupe court \u00e0 cette \u00e9ventualit\u00e9.<br \/>\nF\u00e9lix Carrive justifie son abstention \u00e0 soutenir cette demande,\u00a0en sa qualit\u00e9 de fonctionnaire, dit-il, et sp\u00e9cialement dans ses fonctions actuelles au minist\u00e8re de la Justice. Il argumente en incriminant les prises de positions surr\u00e9alistes, avec preuves \u00e0 l&rsquo;appui\u00a0:\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Ci-joint le factum en question, le premier mouvement est d&rsquo;en rire\u00a0; ce qui me navre c&rsquo;est sa pu\u00e9rilit\u00e9 orgueilleuse et pr\u00e9tentieuse\u00a0; qu&rsquo;un gosse de 19 ans signe cela, passe encore, mais des gens plus \u00e2g\u00e9s\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Et il poursuit, laissant entendre les cons\u00e9quences possibles pour Jean Carrive de sa signature :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Ce factum n&rsquo;a donc rien de bien grave et nous ne comptons pas le poursuivre. Mais il faut que ton fils comprenne qu&rsquo;il peut entra\u00eener pour lui de graves cons\u00e9quences\u00a0: impossibilit\u00e9 d&rsquo;entrer dans une administration publique. Et il sera bien avanc\u00e9 si, \u00e0 son entr\u00e9e au r\u00e9giment, il est not\u00e9 comme antimilitariste\u00a0! Tu devines les suites possibles.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\nVient <em>in fine<\/em> une ultime et ironique remarque, suscit\u00e9e par \u00ab\u00a0une affiche coll\u00e9e \u00e0 profusion sur les murs [de Paris] dans laquelle un Comit\u00e9 d&rsquo;Extr\u00eame Gauche conviait les Parisiens \u00e0 un meeting sur &lsquo;l&rsquo;enfer Bessarabien&rsquo;\u00a0\u00bb. Il y est fait allusion \u00e0 la protestation aupr\u00e8s du gouvernement roumain de \u00ab l&rsquo;\u00e9lite intellectuelle fran\u00e7aise\u00a0\u00bb portant diverses signatures dont celle de Jean Carrive \u00ab\u00a0au milieu d&rsquo;autres surr\u00e9alistes<a href=\"#_edn6\" name=\"_ednref6\">[6]<\/a>\u00bb.<br \/>\nCette mise en garde, ferme et ironique, d\u00e9clenche de la part d&rsquo;Adolphe Carrive, le p\u00e8re de Jean, une lettre \u00e0 Andr\u00e9 Breton.\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4><em>Lettre d&rsquo;Adolphe Carrive \u00e0 Andr\u00e9 Breton [date entre le 10 et 30 septembre]<\/em><\/h4>\n<p>Cette lettre, cons\u00e9quence imm\u00e9diate de la pr\u00e9c\u00e9dente, d\u00e9bute ainsi :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Monsieur, Il arrive \u00e0 mon fils Jean Carrive &#8211; par le fait du Surr\u00e9alisme et de vos manifestes quelque chose d&rsquo;assez d\u00e9sagr\u00e9able\u00a0\u00bb. Le \u00ab\u00a0manifeste o\u00f9 il est dit entre autres choses que la France n&rsquo;existe pas\u00a0\u00bb &#8211; soit <em>La r\u00e9volution d&rsquo;abord et toujours\u00a0! <\/em>&#8211; est imm\u00e9diatement incrimin\u00e9 pour ses cons\u00e9quences n\u00e9fastes dans les d\u00e9marches entreprises pour faciliter le d\u00e9part \u00e0 Paris du fils.<\/p><\/blockquote>\nLe scripteur nuance ensuite son attaque\u00a0: \u00ab\u00a0Vous m&rsquo;attirez sans que j&rsquo;ose esp\u00e9rer parvenir \u00e0 l&rsquo;intelligence de votre difficile doctrine\u00a0\u00bb et passe outre \u00e0 ces r\u00e9serves\u00a0: \u00ab\u00a0je ne cherchai pas \u00e0 d\u00e9tourner le mouvement de sympathie et d&rsquo;admiration qui le poussait vers vous. Lorsque son nom parut au bas de votre premier manifeste je n&rsquo;y vis nul inconv\u00e9nient.\u00a0\u00bb<br \/>\nLe p\u00e8re reconna\u00eet n&rsquo;avoir exerc\u00e9 aucun contr\u00f4le sur le contenu des manifestes sign\u00e9s ensuite par le fils\u00a0: \u00ab\u00a0Je sus le fait de leur signature, j&rsquo;ignorais la teneur des dits manifestes.\u00a0\u00bb Revenant \u00e0 la formule incrimin\u00e9e dans le tract\u00a0: \u00ab\u00a0La France n&rsquo;existe pas\u00a0\u00bb, le p\u00e8re fait objection \u00e0 la signature extorqu\u00e9e \u00e0 son fils\u00a0: \u00ab\u00a0Je suis s\u00fbr que si le manifeste e\u00fbt, avant parution, \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 son approbation, il e\u00fbt fait des r\u00e9serves. Sa conviction sur le point que vous tranchez d&rsquo;une formule tr\u00e8s p\u00e9remptoire n&rsquo;est pas faite. Je suis s\u00fbr que le manifeste ne correspond pas \u00e0 sa pens\u00e9e r\u00e9elle.\u00a0\u00bb La r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la carte d&rsquo;Andr\u00e9 Breton (cit\u00e9e plus haut) fait preuve\u00a0: \u00ab\u00a0D&rsquo;apr\u00e8s une carte postale de vous rest\u00e9e en souffrance \u00e0 Bordeaux et que je lus avant de la lui r\u00e9-adresser, il appara\u00eet manifestement qu&rsquo;il avait fait des restrictions et que vous avez pass\u00e9 outre. S&rsquo;il est trop fier pour se d\u00e9savouer, apr\u00e8s vous avoir il y a un an donn\u00e9 par avance le droit d&rsquo;user de sa signature, il est de mon devoir de vous instruire de sa pens\u00e9e r\u00e9elle.\u00a0\u00bb<br \/>\nD&rsquo;o\u00f9 la requ\u00eate du p\u00e8re \u00ab\u00a0de bien vouloir \u00e0 l&rsquo;avenir rayer le nom de mon fils des manifestes que vous publierez.\u00a0\u00bb<br \/>\nCette demande argument\u00e9e portant sur l&rsquo;avenir se termine par un appel \u00e0 la compr\u00e9hension affective, li\u00e9e \u00e0 la situation imm\u00e9diate et \u00e0 la sant\u00e9 pr\u00e9caire de Jean\u00a0:\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Cette lettre, Monsieur, est compl\u00e9tement ignor\u00e9e de mon fils. Il est en ce moment fort malade. Fi\u00e8vre de 39\u00b08 qui ne lui laisse pas de r\u00e9pit, prostration et abattement qui paraissent le pr\u00e9lude d&rsquo;une maladie longue.\u00a0\u00bb Il ajoute, respectant le lien personnel de son fils \u00e0 Breton\u00a0: \u00ab\u00a0je vous prierai, si vous lui \u00e9criviez, avant sa gu\u00e9rison &#8211;\u00a0d&rsquo;ici quelques semaines sans doute &#8211; de ne faire aucune allusion \u00e0 ma d\u00e9marche [&#8230;] \u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>Cette lettre, tout en marquant une limite vis-\u00e0-vis des injonctions du Surr\u00e9alisme, laisse entendre le souci d&rsquo;apaisement du p\u00e8re vis-\u00e0-vis d&rsquo;Andr\u00e9 Breton.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4><em>Lettre d&rsquo;Andr\u00e9 Breton \u00e0 Adolphe Carrive, Paris, le 30 septembre 1925<\/em><\/h4>\nNe pouvant ignorer le ton pressant de sa carte postale cit\u00e9e plus haut, Andr\u00e9 Breton d\u00e9fend d&rsquo;abord l&rsquo;action surr\u00e9aliste : \u00ab Il n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 dans mes intentions d&rsquo;<u>entra\u00eener<\/u> Jean Carrive \u00e0 une action extra-litt\u00e9raire et \u00e0 plus forte raison contre son gr\u00e9. Cette action a toujours \u00e9t\u00e9 contenue implicitement dans la g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 de la n\u00f4tre.\u00a0\u00bb Il d\u00e9fend \u00ab\u00a0la qualification\u00a0\u00bb du jeune homme \u00e0 faire des choix, lui \u00ab\u00a0qui, bien que mineur, [lui] para\u00eet aussi capable que quiconque de ne pas se m\u00e9prendre sur ses propres sentiments.\u00a0\u00bb<br \/>\nCes principes r\u00e9affirm\u00e9s, il rassure le p\u00e8re\u00a0: \u00ab\u00a0il en sera fait selon votre d\u00e9sir, jusqu&rsquo;au jour du moins o\u00f9 Jean Carrive insistera aupr\u00e8s de nous de la fa\u00e7on la plus cat\u00e9gorique pour qu&rsquo;il en soit autrement. Soyez certain que nous n&rsquo;exercerons sur lui aucune pression en aucun cas.\u00a0\u00bb<br \/>\nIl forme enfin \u00ab\u00a0des v\u0153ux tr\u00e8s profond\u00e9ment sinc\u00e8res pour la gu\u00e9rison de [son] jeune et charmant ami.\u00a0\u00bb<br \/>\nC&rsquo;est sur cet appel \u00e0 l&rsquo;apaisement du d\u00e9bat, que se cl\u00f4t l&rsquo;\u00e9change &#8211;\u00a0le p\u00e8re repr\u00e9sentant l&rsquo;institution familiale, le surr\u00e9aliste l&rsquo;institution litt\u00e9raire. \u00a0Pour des raisons de circonstances comme de principe, Jean Carrive est l&rsquo;exclu du moment.\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><em>En guise de conclusion<\/em><\/h3>\nConform\u00e9ment \u00e0 son engagement, Andr\u00e9 Breton supprime la signature de Jean Carrive, quand il publie, de fa\u00e7on discr\u00e8te, en derni\u00e8res pages de sa revue (n\u00b05, 15 octobre 1925, p.31-32), <em>La R\u00e9volution d&rsquo;abord et toujours\u00a0!<br \/>\n<\/em>Cet \u00e9pisode \u00e9pistolaire s&rsquo;est jou\u00e9 en deux temps. Aux lettres exalt\u00e9es du jeune homme \u00e0 Desnos, rest\u00e9es dans la sph\u00e8re priv\u00e9e, succ\u00e8dent les \u00e9changes entre adultes d\u00e9tenteurs de l&rsquo;autorit\u00e9, selon la loi sociale pour le p\u00e8re, selon l&rsquo;autorit\u00e9 morale pour Breton. Dans ce second \u00e9pisode, Desnos s&rsquo;est retir\u00e9 de la communication, Breton assumant les implications politiques de la r\u00e9volution surr\u00e9aliste.\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>_____________________________________________________________<\/p>\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<p><em>Archives du surr\u00e9alisme n\u00b02, Vers l&rsquo;action politique,<\/em> De <em>La R\u00e9volution, d&rsquo;abord et toujours\u00a0!<\/em> (juillet 1925) au projet de <em>La Guerre civile<\/em> (avril 1926), pr\u00e9sent\u00e9 et annot\u00e9 par Marguerite Bonnet, Gallimard, 1988.<\/p>\n<p>Andr\u00e9 Breton, Paul Eluard, <em>Correspondance 1919-1938<\/em>, pr\u00e9sent\u00e9e et \u00e9dit\u00e9e par Etienne-Alain Hubert, Gallimard, 2019.<\/p>\n<p><em>Tracts surr\u00e9alistes et d\u00e9clarations collectives, 1922-1939<\/em>, textes r\u00e9unis et pr\u00e9sent\u00e9s par Jos\u00e9 Pierre, tome 1, \u00c9ditions Le Terrain vague, 1980.<\/p>\n<p><em>La R\u00e9volution surr\u00e9aliste,<\/em> collection compl\u00e8te, \u00c9ditions Jean-Michel Place, 1975.<\/p>\n<p><em>L&rsquo;\u00c9toile de mer<\/em>, Cahiers Robert Desnos n.s. n\u00b09, <em>Jean Carrive, Andr\u00e9 Breton, Robert Desnos, Pierre Picon et Simone Kahn, 1923.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>_____________________________________________________________<\/p>\n<p><strong>Notes<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\">[1]<\/a> Ces documents in\u00e9dits proviennent de photocopies, faites en 1963, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;aimable autorisation de Charlotte Carrive et Youki Desnos. Ils ont \u00e9t\u00e9 dispers\u00e9s en vente publique en 2016 et 2017. Voir <em>L&rsquo;\u00c9toile de mer<\/em>, ns, n\u00b09, p.10.<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\">[2]<\/a> Pour les incidents qui marqu\u00e8rent le banquet Saint-Pol-Roux \u00e0 La Closerie des Lilas, le 2 juillet 1925, consulter les documents et leurs commentaires dans <em>Tracts surr\u00e9alistes, <\/em>tome 1, p.41-50, p.53-54, et 389-397. <em>Tracts <\/em>ensuite.<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref3\" name=\"_edn3\">[3]<\/a> Ibid.<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref4\" name=\"_edn4\">[4]<\/a>Pour analyser en d\u00e9tail ces textes et ces \u00e9v\u00e9nements, qui sont marqu\u00e9s par la violence du verbe et du geste, les commentaires de Marguerite Bonnet en particulier dans <em>Tracts <\/em>restent indispensables. Et <em>Archives du surr\u00e9alisme<\/em>, <em>Vers l&rsquo;action politique, <\/em>pr\u00e9sent\u00e9 et annot\u00e9 par Marguerite Bonnet.<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref5\" name=\"_edn5\">[5]<\/a> L&rsquo;\u00e9laboration de cette d\u00e9claration, issue de la collaboration de divers groupes dont essentiellement les surr\u00e9alistes et les membres de la revue <em>Clart\u00e9<\/em>, a suscit\u00e9 pour trouver sa formulation d\u00e9finitive bien des tractations et des mises au point qui se sont poursuivies en juillet et ao\u00fbt \u00e0 Paris. Parmi les probl\u00e8mes \u00e0 r\u00e9soudre, celui des signataires \u00e0 faire figurer sur ce document destin\u00e9 \u00e0 la publication est sujet \u00e0 h\u00e9sitation et parfois \u00e0 r\u00e9tractation. Consulter <em>Tracts<\/em>, p.54-56 et 398-401 ainsi que la correspondance Eluard-Breton pr\u00e9sent\u00e9e par \u00c9tienne-Alain Hubert, qui apporte les plus pr\u00e9cieuses informations sur ces difficult\u00e9s en juillet-ao\u00fbt 1925.<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref6\" name=\"_edn6\">[6]<\/a> Il s&rsquo;agit de la <em>Lettre ouverte aux Autorit\u00e9s roumaines<\/em>, publi\u00e9e par <em>L&rsquo;Humanit\u00e9<\/em> le 28 ao\u00fbt 1925, qui d\u00e9nonce le passage imminent en cour martiale de \u00ab386 paysans et paysannes accus\u00e9s d&rsquo;avoir particip\u00e9 au soul\u00e8vement de la Bessarabie m\u00e9ridionale au mois de septembre 1924 ainsi que du <em>[Manifeste des intellectuels]\u00a0\u00bb,<\/em> documents portant la signature de Jean Carrive. Consulter <em>Tracts <\/em>p.57-60 et 401-403.<\/p>\n\t<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.archives-desnos.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/1.lettre_carrive1_recto.png\" target=\"_self\" itemprop=\"url\" rel=\"noopener\">\n\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.archives-desnos.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/1.lettre_carrive1_recto.png\" alt=\"Lettre de Jean Carrive \u00e0 ANdr\u00e9 Breton, 16 juin 1925, recto.\" itemprop=\"image\" height=\"1430\" width=\"1112\" title=\"1.lettre_carrive1_recto\" onerror=\"this.style.display='none'\"  \/>\n\t\t\t\t<\/a>\n\t\tLettre de Jean Carrive \u00e0 ANdr\u00e9 Breton, 16 juin 1925, recto.\n\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.archives-desnos.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/1.lettre_carrive1_verso.png\" target=\"_self\" itemprop=\"url\" rel=\"noopener\">\n\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.archives-desnos.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/1.lettre_carrive1_verso.png\" alt=\"Lettre de Jean Carrive \u00e0 Andr\u00e9 Breton, 16 juin 1925, verso.\" itemprop=\"image\" height=\"1424\" width=\"1074\" title=\"1.lettre_carrive1_verso\" onerror=\"this.style.display='none'\"  \/>\n\t\t\t\t<\/a>\n\t\tLettre de Jean Carrive \u00e0 Andr\u00e9 Breton, 16 juin 1925, verso.\n\t<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.archives-desnos.fr\/?attachment_id=919\" target=\"_self\" itemprop=\"url\" rel=\"noopener\">\n\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.archives-desnos.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/2.Lettre_FCarrive_recto.png\" alt=\"Lettre de F\u00e9lix Carrive \u00e0 Adolphe Carrive, 10 septembre 1925, recto\" itemprop=\"image\" height=\"1352\" width=\"1584\" title=\"2.Lettre_FCarrive_recto\" onerror=\"this.style.display='none'\"  \/>\n\t\t\t\t<\/a>\n\t\tLettre de F\u00e9lix Carrive \u00e0 Adolphe Carrive, 10 septembre 1925, recto\n\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.archives-desnos.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/2.Lettre_FCarrive_verso.png\" target=\"_self\" itemprop=\"url\" rel=\"noopener\">\n\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.archives-desnos.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/2.Lettre_FCarrive_verso.png\" alt=\"Lettre de Felix Carrive \u00e0 Adlophe Carrive, 10 septembre 1925, verso.\" itemprop=\"image\" height=\"1340\" width=\"1574\" title=\"2.Lettre_FCarrive_verso\" onerror=\"this.style.display='none'\"  \/>\n\t\t\t\t<\/a>\n\t\tLettre de Felix Carrive \u00e0 Adlophe Carrive, 10 septembre 1925, verso.\n\t<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.archives-desnos.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/3.Lettre_ACarrive_recto.png\" target=\"_self\" itemprop=\"url\" rel=\"noopener\">\n\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.archives-desnos.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/3.Lettre_ACarrive_recto.png\" alt=\"Lettre d'Adolphe Carrive \u00e0 Andr\u00e9 Breton, septembre 1925, recto\" itemprop=\"image\" height=\"1352\" width=\"1630\" title=\"3.Lettre_ACarrive_recto\" onerror=\"this.style.display='none'\"  \/>\n\t\t\t\t<\/a>\n\t\tLettre d&rsquo;Adolphe Carrive \u00e0 Andr\u00e9 Breton, septembre 1925, recto\n\t\t\t\t<a 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